Publicité

à LA UNE

ENTREPRISES
La corruption, fatalité des affaires à l'étranger
 
NAISSANCE
Un bébé à la carte
IDENTITE
«La cohabitation culturelle fait peur»
 
SPORT
La pétanque, nouvelle star des préaux
SUISSE
Tous anti-américains, tous blochériens?
 
CONCENTRATION
Le prix du multitasking


AFFAIRES à Suivre
SUISSE  PARU DANS REFLEX
PARU DANS L'HEBDO  INNOVATION
INVESTIR  PARU DANS HéMISPHèRES

LES PLUS LUS depuis un mois
1
ERGONOMIE
Ces gestes qui en disent long
 2
URBANISME
Densifier la ville, sauver les campagnes
3
SUISSE
L'affolement des promoteurs alpins
 4
STRESS
Penduler rend malade
5
ROBOTS
Envol réussi pour les drones suisses
 6
RECYCLAGE
La récup, nouvel eldorado des PME

Réseaux sociaux
 

LATITUDES

Commenter  Imprimer  Envoyer
webJEUDI 16 JUILLET 2009
Le réseau social des bonnes tables
Lancée par de prestigieux investisseurs suisses, la start-up iTaste promet de révolutionner les guides de restaurants. Entre Facebook et le guide Michelin.
Par Gabriel Sigrist

«Vous avez mangé où? C’était bon? Tu as une nouvelle adresse à me conseiller?» C’est grâce à ses amis, notamment ceux dont on partage les goûts, que l’on découvre le plus régulièrement de bonnes tables. Alors pourquoi ne pas échanger plus largement les bons conseils de chacun?

C’est l’idée de iTaste.com, un site communautaire consacré exclusivement à la gastronomie. «Chaque membre devient un critique de restaurants, et partage ses avis avec ses contacts», résume Paul de la Rochefoucauld, à l’origine de ce concept à classer quelque part entre le guide Michelin et Facebook, dont il s’inspire d’ailleurs largement.

«Il y a deux problèmes avec la plupart des guides de restaurants. Soit ils sont pompeux, car rédigés par des professionnels éloignés des réalités de leurs lecteurs. Soit ils ne sont pas crédibles, car contributifs et pollués par des interventions bidons, voire manipulés par les éditeurs, annonceurs ou par les restaurateurs eux-mêmes. En donnant la parole aux clients sous leur vrai nom, iTaste offre une neutralité unique», explique-t-il.

Application iPhone

Dans un souci d’indépendance, le site refuse la publicité. «Nous offrons la possibilité aux restaurateurs, identifiés comme tels, de communiquer en direct avec la communauté, de manière ciblée, notamment pour annoncer s’ils changent leur carte. C’est ce service, payant, qui doit assurer la rentabilité du site.» Un restaurateur qui s’abonne au service iTaste pourra obtenir la liste de tous les membres qui considèrent son établissement comme un ‘préféré’. Mieux, il pourra aussi savoir qui recommande son restaurant à ses amis. «Du coup, un restaurant pourra identifier ces ‘ambassadeurs’, et les remercier, par exemple en leur offrant une coupe de champagne à leur prochaine visite. D’une manière générale, les restaurateurs connaissent mal leurs clients. Nous leur offrons un outil extraordinairement puissant pour y remédier.»

Depuis quelques jours, le site propose un nouveau type de classement amusant et instructif, qui permet de lister les tables les plus prisées d’une région donnée, à l’intérieur d’une communauté d’usagers: par exemple, les restaurants lausannois préférés des femmes, des banquiers, des Genevois, des Parisiens, des Chinois, ou des amateurs de crème brûlée…

Cinq développeurs travaillent dans cette start-up, derrière laquelle on trouve des investisseurs puissants qui n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils ont lancé les plus grandes success stories de la nouvelle économie suisse comme SourcingParts (vendu au groupe américain MFG) ou LeShop (vendu à Migros).

«Nous démarrons sur le marché francophone pour éviter les problèmes de traduction. Mais si le site connaît le succès escompté, il devrait rapidement intéresser un groupe international, pourquoi pas américain…» Une application pour iPhone, ainsi qu’une passerelle vers Facebook seront lancées prochainement, afin de faciliter encore l’accès à la plateforme.

——-
Une version de cet article est parue dans L’Hebdo.



Commentaires via Facebook



  

© 1999 - 2013 Largeur.com, toute reproduction interdite